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5 méchants de Batman qui méritent (aussi) leur film solo

Image d'illustration : 5 méchants de Batman qui méritent (aussi) leur film solo

L'annonce d'un film centré sur Clayface (Gueule d'Argile) vient de secouer la planète DC. Après le triomphe colossal du Joker de Todd Phillips et la réussite de la série The Penguin, il est clair que Warner Bros a trouvé un filon en or : explorer la psychologie complexe des pensionnaires de l'asile d'Arkham. Mais la galerie des vilains de Gotham est la plus riche de la pop-culture. Si Basil Karlo a droit à son heure de gloire, voici 5 autres méchants sous-estimés qui feraient des protagonistes exceptionnels pour un spin-off.

1. Mr. Freeze (Victor Fries) : La tragédie romantique

Oubliez les blagues glaciales d'Arnold Schwarzenegger dans le nanar Batman & Robin de 1997. Dans les comics (et surtout depuis la série animée de 1992), Victor Fries est le méchant le plus tragique de l'univers de Batman.

  • Le concept du film : Un drame de science-fiction déchirant. On y suivrait un scientifique brillant prêt à franchir toutes les limites morales et légales pour trouver un remède à la maladie incurable de sa femme, Nora, cryogénisée.
  • Pourquoi ça marcherait : Ce n'est pas l'histoire d'un fou voulant dominer le monde, mais celle d'un homme brisé par l'amour et le désespoir. Un traitement poétique et mélancolique, à la frontière du cinéma d'auteur, ferait un malheur.

2. L'Épouvantail (Jonathan Crane) : L'horreur psychologique pure

Si le film Clayface s'aventure sur le terrain du "body-horror", un projet sur l'Épouvantail serait l'occasion rêvée pour DC de faire un pur film d'horreur psychologique.

  • Le concept du film : Un thriller oppressant, façon A24 (Hérédité, Midsommar), centré sur le Dr. Jonathan Crane, un psychiatre sadique obsédé par la nature de la peur. L'histoire pourrait le suivre alors qu'il mène des expériences illégales et terrifiantes sur ses patients (ou ses étudiants) pour perfectionner sa toxine.
  • Pourquoi ça marcherait : Le potentiel visuel des hallucinations causées par le gaz de terreur est infini. C'est l'opportunité de plonger le spectateur dans un cauchemar claustrophobique où la réalité se disloque.

3. Le Ventriloque et Scarface (Arnold Wesker) : Le thriller mafieux schizophrénique

C'est l'un des concepts les plus étranges et fascinants de Gotham. Arnold Wesker est un homme timide, lâche et effacé. Mais il est dominé par une double personnalité qui s'exprime à travers Scarface, une marionnette en bois qui agit comme un chef de la mafia ultra-violent des années 30.

  • Le concept du film : Un film noir mafieux teinté de drame psychologique. La montée en puissance d'un syndicat du crime atypique, vu à travers les yeux d'un homme retenu en otage par son propre esprit (et sa marionnette).
  • Pourquoi ça marcherait : Entre le film de gangsters classique et l'étude clinique d'un trouble dissociatif de l'identité, ce pitch offre un rôle en or massif pour un acteur capable de jouer deux partitions radicalement opposées simultanément.

4. Poison Ivy (Pamela Isley) : L'éco-terrorisme moderne

À l'heure où l'urgence climatique est sur toutes les lèvres, le personnage de Poison Ivy n'a jamais été aussi pertinent. Elle n'est plus seulement la "femme fatale" des années 90, c'est une justicière verte aux méthodes radicales.

  • Le concept du film : Un thriller écologique et militant. Le parcours d'une botaniste brillante (Pamela Isley) dont les découvertes sont détruites par des mégacorporations corrompues de Gotham. Après une tentative d'assassinat qui la transforme, elle orchestre une vengeance implacable contre l'élite industrielle.
  • Pourquoi ça marcherait : Le public pourrait facilement comprendre et même soutenir ses motivations (sauver la planète), créant une zone grise morale parfaite pour un long-métrage moderne et percutant.

5. Man-Bat (Kirk Langstrom) : L'hommage à Dr. Jekyll et Mr. Hyde

Si Batman a choisi la chauve-souris comme symbole, Kirk Langstrom, lui, en est littéralement devenu une. Pour pallier sa surdité grandissante, ce scientifique s'injecte un sérum à base d'ADN de chauve-souris, se transformant en une bête incontrôlable.

  • Le concept du film : Un film de monstre ("creature feature") moderne, très sombre, axé sur la malédiction et la perte de contrôle, dans la lignée de La Mouche de David Cronenberg.
  • Pourquoi ça marcherait : L'ironie dramatique est parfaite. Un homme qui cherche à guérir finit par devenir le reflet monstrueux du protecteur de Gotham. Une véritable tragédie viscérale.

Et vous, après Clayface, quel est l'antagoniste de Batman que vous rêvez de voir exploser en solo sur grand écran ?